La douleur

« Depuis son enfance, c’était là son sujet principal de réflexion, son objet unique. Il avait lu les philosophes, mais leur silence à cet égard l’avait déçu. Car pour lui, la douleur sous sa forme radicale et dépouillée – celle qui fait l’essence du supplice – était la pierre d’achoppement et le tombeau de toutes les philosophies. Un homme torturé renverse tous les systèmes et détruit toutes les idéologies. Le mal peut dépasser toute mesure et rien ne peut le compenser. Le temps détruit le bonheur, mais les souffrances ne s’effacent pas. Elles demeurent, elles sont acquises, à jamais, et ne sauraient périr. »

Raymond Queneau

Philip Jones Griffiths
Grande-Bretagne. Pays de Galles. 1961.
Extrait.
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