Les beaux jours avec, et la félicité…

Nous habiterions une masure perdue au milieu de la campagne. Pour ton bain, un rayon de lumière, pour t’envelopper et couvrir ton corps des mille et une irisations provoquées par la réfraction de la lumière, et frappant les minuscules molécules d’eau, et rafraichissant ton corps, et glissant sur ton corps. On apercevrait dans cette onde naturelle quelques grains de poussière, infimes. Nous n’aurions pas encore eu le temps de repeindre les murs, une petite souris dérangée et apeurée glisserait dans le petit trou du mur où poussait déjà une herbe folle ; puis les murs, les couvrir d’étagères pour rassembler les milliards de labyrinthes potentiels ouverts par les livres : plurivers de la bibliothèque. On s’en moquerait un peu de cet état délabré. Cette ruine serait le centre de notre galaxie. Le quotidien pouvait être entouré de murs damassés ou de murs écaillés, ce n’était pas cela qui nous plaisait et c’était dans nos regards que tout se jouait. La beauté se trouvait où nous l’avions décidé. Nos gestes éprouvaient cette méthode que spontanément nous nous étions découvert… enfin, glissaient nos mains… semblables au ressac de la mer qui se faufilerait comme vagues au cœur du sable fin. L’été approchait. Les beaux jours avec, et la félicité…

Silence 

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 104

Dans une halte du temps…

Il dit qu’il faut de l’invention dans la vie de tous les jours ; mais, c’est surtout du vide que l’on croise. Elle dit qu’il faut écrire tous les jours, et que c’est force et puissance pour le reste de la journée ; mais, le quotidien vous transporte dans ces rames de tramway vers le bout de la ligne et quand vous rentrez vous êtes épuisé. Ils disent leurs souhaits d’écrire, et que c’est cela la vie ; mais, un autre qui a écrit des dizaines de livres a dit que écrire ce n’était pas vivre. Ecrire c’est comme pause dans la course que l’on fait dans la course du temps, et tant pis, si on a déjà passé la ligne d’arrivée. On peut toujours revenir sur son chemin sans que cela ne vire à la nostalgie stérile. C’est drôlement excitant que de décrire avec des mots ce sentiment ou cette énergie qui vous guide, vous a guidé… puisque qu’écrire ce n’est pas vivre mais c’est une temporisation du temps, une sorte de halte. Mais, voilà, que je parle comme tous ces écrivains qui écrivent des pages sur le fait qu’ils doivent écrire. Risibles, un peu. Non, ce n’est pas cela qui est important : ce qui est important est dans cet acte de raconter, de se raconter, et même si il n’y a que deux yeux pour lire les mots que vous écrivez au moment où vous les publiez, c’est cela qui vous plait. Cela participe de l’invention… Et un sourire récolté est votre bien le plus précieux…

Silence 

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 103

Marelle…

C’est le soir. Il est tard. C’est déjà la nuit. Il n’y a plus de bruits. Sauf le doux ronron du ventilateur de l’ordinateur qui berce le silence. Je tourne les pages du livre. Ou bien, d’un doigt, passe à la page suivante de la tablette tactile. L’agitation de la journée est retombée. Un gazouillis de temps en temps vient s’afficher sur mon écran. Distrait, un instant. Une étoile, pour faire signe, ou pas. Nouveaux modes d’attention en construction. On s’y fait. Impression d’apprendre à gérer deux cerveaux : un de la concentration nécessaire ; l’autre, de l’attente, de l’éveil ou du guet. Veilleur. C’est la nuit. Je veille. Une lampe éclaire le dehors. Ne fait pas entièrement noir. Je ne joue pas à la marelle, je ne sais pas comment on y joue. Mais je lis Marelle. De Julio Cortazar. Tard, le soir. C’est la nuit. En fin de chapitre, je suis l’instruction et me rend à la page indiquée qui n’est pas forcément la page d’après. Lecture non linéaire. Première esquisse (1963) d’un livre numérique « enrichi », plein de carrefours et de directions diverses. Enrichi ou augmenté, quel drôle de terme. L’auteur aujourd’hui a de nouvelles possibilités de constructions qui font sens ou pas. Faire sens, pas seulement beau. Le reste est du commerce, de la présentation ou au pire, du gadget. La création est mouvement perpétuel. Un gazouillis me fait tourner la tête… « La vie, comme un commentaire de quelque chose d’autre que nous ne pouvons atteindre, et qui est là, à portée du saut que nous ne faisons pas. »

Silence 

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 102
En italique, extrait du chapitre 104 de Marelle / Julio Cortazar. – Gallimard, 1966. – p. 477

La tension de l’attention

Même si le terrain est plaine jusqu’à l’horizon, même si il n’y a aucun arbre, support naturel ou artificiel, il faut toujours tenter de lever une échelle et d’y grimper. Ce n’est pas une histoire vieillotte de destinée ou de caractéristique de notre espèce, monter sur une échelle dressée dans le vide est notre seule manière de ne pas ressembler au tortillant lombric, qui gigote, aveugle et file vite retrouver la cave noire et sans lumière du sol. C’est évidemment chose non aisée que d’escalader un tel escalier défiant les lois newtoniennes de la gravitation. Il faut tendre son attention au maximum pour arriver à cela. Equilibre précaire, ne pas tomber, funambule attentif. Vous rigolez. Vous avez raison. Les écrivains ont des métaphores qui ne sont pas toujours très pragmatiques. N’empêche. Pensez-y un peu : à mon échelle, en période de nihilisme et cynisme victorieux. Sarcasmes et grognements contents de soi ne m’atteignent pas. M’en fous totalement. J’aime bien faire cela. Je ne sais pas qui est l’auteur de cette photo. Le net est pour un amoureux de l’image une source qui ne tarit jamais. Les eaux sont souvent très kitchs voire boueuses, mais il y a aussi de belles rivières. Je ne sais pas comment le photographe s’y est pris pour prendre sa photo (laissez moi rêver, ne me parlez pas du célèbre logiciel de retouche d’images) car moi ça me plaît de rêver à cette échelle antigravitationnelle et me ramène à mon enfance et à ce dessin animé et/ou cette histoire où un haricot géant grandissait tellement que l’on pouvait atteindre le ciel, un autre royaume, celui des nuages. Pour, par exemple, s’assoir sur un nuage et flâner ainsi. E la nave va…

Silence 

Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 101

Mélanges et coquillages…

Le monde allait de plus en plus en vite et c’était peut-être pour cela que les écrivains tentaient de le ralentir : en captant signes et traces, en ramassant coquillages sur le sol. Dans la littérature, il y avait eu des époques bien tranchées, romantiques ;  il y avait eu des époques techniciennes pleines de nouveaux romans et de sagas pleurnichardes, d’amour ou de haine, maintenant, de meurtres en série mais les mots avaient continué à filer sur la plage, insatisfaits de ces assemblages, à être bousculés par le ressac sur la page comme coquillages, et sur l’écran désormais, trouvions trainées, passages ou sillons. L’écrivain ne se rendait pas encore compte qu’il n’écrivait plus qu’avec deux item : des zéros et des uns. Cette simplification “barbare ?” était  en fait une chance, une vallée ouverte - s’en rendaient pas toujours  compte les écrivains – simplification qui participait à cette prise de conscience “inconsciente” : assurer la continuité de la vie, garder les marques de nos pas, les traces du chemin sur le long terme, comme hommes avaient toujours agi. Les flux étaient des nouveaux fleuves, des océans conduisant vers de nouvelles terra incognita, pas encore symbolisées sur des cartes ou dans des livres d’histoire de la chose littéraire. Il ne suffisait pas seulement de stocker dans de nouveaux types d’entrepôts,  la mémoire du monde, il fallait aussi en indexer les contenus. Les gazettes spécialisées,  même les plus avant-gardistes, n’en avaient pas conscience, n’en parlaient pas, ne comprenaient pas. La musique et la photographie particulièrement, avaient également accompagné ce mouvement littéraire, dit “numérique” : source rafraichissante jaillie, on ne sait exactement où, ni quand. Ce moment où les écrivains, sans se le dire, avaient commencé à devenir archivistes et bibliothécaires  des signes et des traces.

Silence 
Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 100

La lectrice béninoise

La lectrice béninoise va lire pendant dix mille ans, selon le long temps de sa civilisation. Elle ne tournera les pages de son livre qu’une fois par an, prenant le soin de lire et lire, relire et relire encore les mêmes mots avant de passer à ceux de l’autre page, d’un autre univers. La lecture est cet apprentissage de la lenteur, de la dégustation, école pour se forger le goût comme a été façonnée cette sculpture de fer, celle du sculpteur-forgeron Simonet Biokou. La lecture est sculpture, nous apporte fragments épars, petits morceaux de ferrailles ici où là, rejets et détritus de consommation périmée, que le forgeron que nous sommes, modèle, transforme pour donner vie nouvelle, à force de coups de marteau. La lecture qui ne conduit pas à nouveau regard… vous laisse terminer phrase… Car la lectrice béninoise vient de tourner la page, le temps, un instant suspendu, n’avez pas vu ?, elle va la lire pendant un an cette nouvelle image de lettres et mots, déchiffrant signes et desseins de l’auteur, et dans dix mille ans, peut-être, elle fermera son livre. En ouvrira un autre. Peut-être. Il est toujours difficile de fermer un livre qui vous plaît. D’entendre une autre voix. Du moins, c’est ce que l’on croit sur le moment. Mais le moment n’est pas toujours le bon temps qu’il faut écouter…

Silence 
Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 99

Le monde en parallèles aujourd’hui


Faire signe avec des mots parfois, exercice désormais presque quotidien. Et parfois, mots se transforment en lignes, écrits dans le ciel, vocabulaire naturel. On a besoin de la nature sauvage. De cette respiration, évasion du quotidien. Chacun, chacune voit le monde de sa porte, et mes parallèles n’ont de sens que pour moi et pour Euclide aussi. Tente de faire partager… de mettre sur portée… le gros rond de l’arbre sur les lignes du ciel, est-ce un mi ou est-ce un sol ? Un dièse, un silence… Que se trame t-il ? nous renvoient en permanence les égos des gazettes indigestement éplorées en permanence…


Du sol, part une cheminée dressée vers un ciel qui écrit un H, couché, reposant. Erotique du ciel et du toi. Je gamberge tôt ce matin. Mais je réagis aux provocations du ciel, qui ne rougit pas pour autant, dans ce bleu presque insaturé


Inconséquemment, le ciel prépare sa trame. Chacun, chacune, selon sa sensibilité y voit messages ou signes du/des temps. On pourrait voir une cage aussi, mais le vent est là qui nous protège, et chasse les trublions barreaux dessinés par le ciel. Ailleurs, des petits oiseaux bleus ont gazouillé : suggérant que ces traces, laissées par un patineur céleste qui ferait fonction d’ange… De telles respirations, avons besoin…


Je ne crois pas, moi non plus, au hasard : “À moins aussi que nous ne soyons qu’insaturés, traversés, transpercés nous aussi des présences et des paroles des autres et que nous ne soyons toujours, plus ou moins, peu ou prou, des installations précaires et vibrantes dans l’espace du monde. Je nous soupçonne de plus en plus fortement de n’être que des dispositifs insaturés dans l’espace du monde.Aux bords du monde ou au faîte du toi, le ciel écrit une initiale ensoleillée. Les festivités éclairées peuvent débuter…


au coeur du monde représenté par le jardin, dans la recherche de… la fraîcheur : “s’abstraire des bruits parasites, l’enfant qui pleure sa fatigue et sa soif, sa mère qui temporise, cet autre qui s’étale dans le gravier de l’allée, poupée déshabillée, un bras deux jambes, projection extrapolée, excédée peut-être… S’abstraire surtout. Seul le bruit de l’eau qui berce les feuilles, chatouille les fleurs, roucoule jusqu’à ses tympans et s’insinue en elle… brûle dehors, se réfugie en sa caverne, intérieure pétrifiée, caillou fleurit, n’a plus de pieds.. debout, accroupie ? Elle se concentre au bord de ses orbites, prête à jaillir. Le goût de l’eau très pure dans ce reflet du ciel parvient jusqu’à sa gorge… Encore. Se laisse envahir. Prend la posture de la grenouille sans doute, détend un bras, une jambe, décoince sa carcasse, entière, et se retrouve debout les yeux séchés sur tige dans le soleil brûlant, comme un diable sortirait de sa boîte pour aussitôt le regretter… Se réfugie alors sous le ginkgo. En ce pôle de la ville voilà qu’un torrent s’invite, plus rien n’existe … Seul ce nuage bienveillant, et la coupole de s’ouvrir… Cette offrande de leur sourire échangé zèbre la voûte doucereuse et gigantesque, nourrie de l’ombre qu’elle va déployer pour délaver leur ciel. Un gâteau dans le bec de la poule empressée et joyeuse et l’instant est parfait.”

L’instant est parfait… écho des instants insaturés…

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Silence avec échos des textes amis reliés…
Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 98

Vers la multitude

Je ne dormais plus. Avais atteint la  lisière entre l’ancien et le nouveau monde. Excité. Voyais passer les flux des torrents, rivières ou fleuves qui s’emmêlaient en permanence. On ne distinguait plus l’Amazone de l’Orénoque, le Rhône du Rhin. Il n’y avait plus de temporalité, il n’y avait plus de cours du temps. On ne pouvait plus dormir. Ou debout. Pas longtemps. Comment voulez-vous que les fleuves, rivières ou torrents s’y retrouvent, eux aussi, dans cette nouvelle géographie ? Les cartographes de derrière cette lisière inventaient des nouvelles cartes, mouvantes, qui tenaient compte de cet entremêlement des flux. Aucun chenal ne menait à l’océan. Qui n’existait plus. Tout simplement. Nous étions, et le fleuve, et l’océan. Ça nous convenait. De barques, n’avions pas besoin. On regardait encore les nuages mais c’etait juste pour rêver. Nous ne dormions plus. Gouttes d’eau dans le grand tout. Je fis un pas… 

Silence
Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 97

Et c’était jour de soleil pourtant…

…lecture des longues phrases de l’écrivain sur la route des Flandres et moi c’était le chemin des Dames et avais eu de la chance la guerre était passée nuages restés me revenaient les échos de Verdun lisant le Bailly et l’attente du soldat Gracq qui dépaysait mon décompte des heures ce n’était plus la même guerre mais c’étaient les mêmes mots j’ai tué tenter d’oublier Blaise dans mon enfance on nous emmenait au cimetière militaire en nous donnant des bonbons mais étais tout de même intéressé mon grand-père en tenue de soldat sur la photographie perdue et je ne sais pas quand je l’ai perdue un jour je l’avais en main et l’autre, plus  il était revenu lui d’autres noms sur le monument aux morts Pasly Aisne n’arrivais pas à oublier ces instants que je n’avais pas vécu est-ce pour cela que les hommes écrivent ou lisent : retrouver la lisière ? des forêts des plaines des vals dorment plus de jeunes soldats mangés par les fourmis le cresson bleu qui est dans salade maintenant et je pensais à Meaulnes la forêt « silhouette obscure dans le contrejour » le poids de mes ancêtres soudain… et c’était jour de soleil pourtant…

Silence
Faire signe : journal quotidien jubilatoire en 200 mots ou quelques… : 96
Phrase en italique extraite de La Route des Flandres de Claude Simon (Gallimard, 1960)

“Mais l’oeil de la pensée est supérieur à l’oeil du voir” (Michel Cassé)

“Mais quelle est l’origine de cette éclairante discipline [L'astrophysique] ? Galilée observant des montagnes sur notre satellite y vit imperfections et ratures. Il s’écria “la lune est terreuse” et c’était juste. Aujourd’hui nous renversons l’argument et disons la Terre est céleste, et ce n’est pas faux, l’astrophysique en amène la preuve tous les jours : l’intelligibilité du ciel s’accroît jusque dans ses confins. D’un coup d’oeil et d’un seul  il fit exploser les sphères cristallines d’Aristote et effaça la frontière entre le ciel supralunaire, réputé éternel , incréé, et le ciel sublunaire de la déchéance et de la mort, centré sur la Terre corrompue. Le changement radical de cosmologie consistant à passer du monde clos à l’univers infini fut parachevé par Newton. Il expliqua la mécanique du ciel au moyen d’une loi d’attraction universelle agissant au sein d’un espace infini (selon lui l’organe sensible de Dieu). Il cherchait Dieu dans la nature mais n’a laissé derrière lui qu’un univers d’horloger.

Le concept dynamique de succession se substitue à la simultanéité divine, et nous mettons l’accent sur la dimension temporelle, là où le terme d’univers pouvait paraître insister sur la dimension spatiale, volumique de la perception. L’univers ne peut être conçu sur le modèle de la chose, c’est un ordre à retrouver et cet ordre est temporel. L’univers est autant histoire que cosmographie. Cosmographes et historiens, unissez-vous ! Non parménidien, le ciel n’est pas à l’abri de la flèche temps, il n’est pas quintessence immuable préservée pour l’éternité, il est soumis au changement. Depuis l’astrophysique et la cosmologie sont devenues des théories héraclitéennes de l’évolution du ciel et de son contenu. Dans la grande mosaïque de l’univers voilà l’homme enchassé, tesson du vase brisé dont il conserve l’étincelle. L’astrophysique situe l’homme dans l’espace et le temps. Nous sommes entre deux lumières ou deux vides, si l’on préfère, ceux du commencement et ceux de la fin, ou, si l’on insiste, entre deux singularité, Big-Bang et trou noir.

L’homme est atomiquement grand mais cosmologiquement petit. En dimension et âge, il est poussière. Vieux le Ciel : nos ancêtres y vivaient déjà, la lune, les étoiles, la nuit… Vaste, vieux et froid : l’univers est vaste (parce qu’il est vieux et en expansion, et pour cette raison il est froid) infini peut-être il s’étend encore. Les sciences et les cultures du ciel ont été affectées par des mutations profondes dans leurs pratiques et la place qu’elles occupent dans l’imaginaire. Le vide occupe dorénavant le sommet logique et cosmique du discours, l’univers s’est transmuté en plurivers, le un a explosé en multitude et l’homme en astro-homme. Et la tête entière de l’astrophysique est tournée vars la métamorphose du faux vide en vrai vide. La cosmologue entre dans son siècle baroque et pétillant. Mais la vie obstinée demande reconnaissance. La vie n’est pas un songe.”

Préambule (extrait) – Astrophysique / Michel Cassé ; préface d’Hubert Reeves. – Ed. Jean-Paul Bayol, 2011. – (Collection Comprendre). – p. 10-11.

Quand vous sortez de la lecture de ce livre, vous avez du mal à retrouver ce que l’on appelle le réel. Pourtant ce livre ne parle que de cela. Pour comprendre (ou tenter de comprendre) les théories et travaux en cours autour de l’univers, enfin de tous les univers (plurivers). A lire… sous la plume poétique et humoristique de Michel Cassé… Silence