un homme labyrinthique

 » Toutes les photographies du monde formaient un labyrinthe. Je savais qu’au centre de ce Labyrinthe, je ne trouverai rien d’autre que cette seule photo, accomplissant le mot de Nieztsche :

Un homme labyrinthique ne cherche pas la vérité, mais uniquement son Ariane.

La photo du Jardin d’Hiver était mon Ariane, non en ce qu’elle me ferait découvrir une chose secrète (monstre ou trésor), mais parce qu’elle me dirait de quoi était fait ce fil qui me tirait vers la Photographie.  » (p. 114)

(La chambre claire : note sur la photographie / Roland Barthes. – Cahiers du cinéma, Gallimard, Seuil, 1980)

Tombé hier sur ce passage lumineux dans ma quête de l’acte photographique et conjointement, quelques instants plus tard,  sur cette fantastique phototographie de Marlon Brando prise par Mary Ellen Mark. Evidemment, il y a beaucoup d’humour dans cette photo qui illustre (un peu trop, donc humour, clin d’oeil), le fameux punctum de Barthes avec ce petit détail à six pattes sur la tête du gigantesque acteur… Ce punctum, petit détail, pas toujours présent, mais qui transforme et enrichit le sens de la photographie quand il y est ! Hasard, chance ou ici, volonté… Il y a parfois des portes qui s’ouvrent…jubilations…

Silence

A suivre, mais je ne sais pas quand, une série qui s’appelera Photolaliques, en référence à Denis Roche et ses photolalies. Obsessions du moment… et toujours ce billet de liminaire à explorer.

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Une réflexion sur “un homme labyrinthique

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